Mon grand père (à droite sur la photo) Robert Alcide (1898-1974), verdunois, réfugié à Paris en 1916 s'est engagé à 18 ans.Il fut affecté au service de recherches et de mise au point des chars et tracteurs Renault (camions destinés à tracter les canons) à l'usine du Mont Valérien, puis placé comme interprête auprès de l'Etat Major américain afin de coordonner la contre-offensive du chemin des Dames.
Rentré à Verdun après la guerre, il a donné un coup de main à son père pour la gestion administrative de l'entreprise de sculpture et marbrerie funéraire.
Affecté à l'administration du commandement de la défense passive à la Mairie de Verdun en 1942, il fut un des rares témoins de l'action du commando FFI Legay qui sauva le pont Beaurepaire, le jour de la libération de Verdun, permettant ainsi à l'armée américaine d'arriver à proximité de Metz le soir même, en empruntant ce seul passage sur la Meuse.
J'ai son témoignage écrit dans les années 60.
Après la guerre, il fut directeur de "l'embauche" ancêtre de l'ANPE, à Verdun en raison de son bi-linguisme et des relations particulières avec les armées d'occupation américaines. Il termina comme directeur du centre de formation Vauban, ancêtre de l'AFPA, à Thierville.
2 commentaires:
Ton témoignage est émouvant, car il te touche de près.. j'ai beau avoir lu et relu des témoignages de poilus, voir ces photos continue à m'émouvoir.. Je t'ai mis dans mes favoris et je vais venir de temps en temps (mais à part Verdun tu as aussi d'autres magnifiques photos...)
Merci de partager le temps qui passe
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